Actualités et conseils Top 10 des villes où réaliser un investissement locatif

Investir dans l'immobilier locatif : qu'est-ce qu'un investissement rentable ?

Tous les projets d'investissement immobilier ne se valent pas. La rentabilité locative se mesure à travers plusieurs indicateurs complémentaires. La rentabilité brute divise le loyer annuel par le prix d'achat total, donnant un premier aperçu rapide. La rentabilité nette intègre ensuite les charges réelles : taxe foncière, copropriété non récupérable, assurance, gestion locative et entretien. Enfin, le TRI (Taux de Rentabilité Interne) mesure la performance globale sur toute la durée de détention, en incluant la revente et la plus-value potentielle.

Plusieurs critères conditionnent cette rentabilité. La localisation détermine la demande locative et les loyers pratiqués. Le prix d'achat reste le levier majeur : un bien négocié au juste prix améliore mécaniquement le rendement.

La gestion (sélection du locataire, réactivité sur les travaux) et la fiscalité influencent directement le cash-flow net.

Calculer la rentabilité : méthodes et formules clés

Avant de vous lancer, maîtriser le calcul de la rentabilité est indispensable pour comparer les biens et valider la viabilité de votre projet d'investissement. Trois indicateurs vous permettent d'affiner progressivement votre analyse.

1. Rentabilité brute : calcul simplifié

La rentabilité brute offre une première estimation rapide. Elle se calcule ainsi : (loyers annuels / prix d'achat total) × 100. Le prix d'achat total inclut le prix du bien, les frais de notaire et les éventuels travaux. Par exemple, pour un appartement acheté 150 000 € (frais inclus) et loué 650 € par mois, le rendement brut atteint (7 800 / 150 000) × 100 = 5,2 %. Ce chiffre sert de filtre initial, mais reste incomplet car il ignore toutes les charges d'exploitation.

2. Rentabilité nette : charges et impôts inclus

Pour mesurer la performance réelle, il faut déduire l'ensemble des charges annuelles non récupérables : taxe foncière, assurance propriétaire non-occupant, charges de copropriété, frais de gestion locative. La formule devient : [(revenus locatifs annuels – charges) / prix d'achat total] × 100. Reprenons notre exemple : avec 1 200 € de taxe foncière, 400 € d'assurance et 300 € de charges diverses, les revenus nets tombent à 5 900 €, soit un rendement net de 3,9 %. Vous voyez l'écart : la fiscalité et les charges peuvent réduire votre rentabilité locative de plus d'un point.

3. TRI immobilier : mesurer la performance globale

Le Taux de Rendement Interne (TRI) va plus loin en intégrant la durée de détention, les flux de trésorerie annuels et la valeur de revente. Il représente le taux de rentabilité annuel moyen sur toute la vie de l'investissement. Calculé via un tableur Excel ou un logiciel spécialisé, le TRI tient compte de tous les flux entrants (loyers, plus-value) et sortants (apport, travaux, charges). Un TRI supérieur à 5 % est généralement considéré comme satisfaisant pour un investissement locatif résidentiel.

Top 10 des meilleures villes pour un investissement locatif dans l’ancien en 2026

Choisir la bonne ville reste la décision la plus stratégique pour maximiser votre rendement locatif. Pour réussir votre investissement locatif, voici notre sélection des dix villes françaises qui combinent prix d'achat accessibles, loyers attractifs et marchés locatifs tendus en 2026.

Ville

Prix moyen au m²

Loyer moyen au m²

Rendement brut estimé

Saint-Étienne

1 200 €

11 €

11 %

Mulhouse

1 260 €

13 €

11,3 %

Le Mans

1 650 €

11 €

8 %

Montpellier

3 800 €

15 €

4,7 %

Amiens

1 700 €

11 €

7,8 %

Lille

3 200 €

14 €

5,3 %

Roubaix-Tourcoing

1 100 €

10 €

10,9 %

Perpignan

1 850 €

11 €

7,1 %

Limoges

1 400 €

10 €

8,6 %

Paris (studios)

9 800 €

30 €

3,7 %

1. Saint-Étienne : petit prix, gros rendement

Avec un prix moyen de 1 200 €/m² et des loyers à 11 €/m², Saint-Étienne affiche un rendement brut de 11 %. La présence de 27 000 étudiants et sa proximité avec Lyon (45 minutes en train) garantissent une demande locative stable. Les quartiers proches de l'université offrent les meilleures opportunités.

2. Mulhouse : rentabilité brute à deux chiffres

Champion 2026 avec 11,3 % de rendement, Mulhouse séduit par ses prix d'achat contenus (1 260 €/m²) et des loyers moyens de 13 €/m². Sa position frontalière avec la Suisse et l'Allemagne attire des actifs transfrontaliers, créant une forte demande locative dans tous les quartiers de la ville.

3. Le Mans : demande étudiante dynamique

À 1 650 €/m² à l'achat pour 11 €/m² de loyer, Le Mans propose un rendement de 8 %. Son université et ses écoles supérieures alimentent un marché locatif tendu, particulièrement pour les studios et T2. Les projets de développement urbain renforcent l'attractivité de certains quartiers périphériques.

4. Montpellier : croissance démographique soutenue

Malgré un prix d'achat élevé (3 800 €/m²), Montpellier reste prisée grâce à sa croissance démographique de 1,7 % par an et son cadre de vie attractif. Les loyers à 15 €/m² offrent un rendement de 4,7 %, compensé par un fort potentiel de plus-value. Les quartiers en développement comme Port Marianne combinent accessibilité et perspectives.

5. Amiens : marché locatif tendu

À 1 700 €/m² avec des loyers de 11 €/m², Amiens affiche 7,8 % de rendement. La tension locative y est forte, notamment pour les petites surfaces destinées aux étudiants et jeunes actifs. Sa proximité avec Paris (1h15 en train) renforce son attractivité auprès des actifs en télétravail.

6. Lille : pôle économique du Nord

Lille combine dynamisme économique et marché étudiant (120 000 étudiants). À 3 200 €/m² pour 14 €/m² de loyer, le rendement de 5,3 % s'accompagne d'une excellente liquidité du marché. Chaque quartier répond à une stratégie différente, du patrimonial dans le Vieux-Lille au rendement pur à Wazemmes.

7. Roubaix-Tourcoing : renaissance industrielle

Ces villes jumelles proches de Lille affichent 10,9 % de rendement avec des prix d'achat autour de 1 100 €/m². Les projets de rénovation urbaine et l'arrivée de nouvelles entreprises transforment progressivement ces territoires. Les quartiers en reconversion offrent les meilleures opportunités pour les investisseurs patients.

8. Perpignan : soleil et prix accessibles

À 1 850 €/m² pour 11 €/m² de loyer, Perpignan propose 7,1 % de rendement dans un cadre méditerranéen attractif. La demande locative reste soutenue grâce à l'économie touristique et aux actifs recherchant la qualité de vie. Les quartiers proches du centre-ville combinent rendement et facilité de location.

9. Limoges : stabilité et faible vacance

Limoges séduit par sa stabilité avec 8,6 % de rendement (1 400 €/m² à l'achat, 10 €/m² en loyer). Le taux de vacance locative y est particulièrement faible, garantissant des revenus réguliers. La ville attire les investisseurs recherchant la sécurité plutôt que la spéculation.

10. Paris (petites surfaces) : moins de rendement, plus de sécurité

Les studios à Paris affichent un rendement modeste de 3,7 % (9 800 €/m² à l'achat, 30 €/m² en loyer), mais offrent liquidité exceptionnelle et sécurité patrimoniale. Ces petites surfaces s'arrachent rapidement et conservent leur valeur même en période de crise. Un placement refuge pour investisseurs averses au risque.

Le choix de sa stratégie d'investissement

Bien choisir sa stratégie dès le départ conditionne le succès de votre projet. Faut-il privilégier un appartement neuf ou ancien ? Opter pour la location meublée ou nue ? Et surtout, peut-on encore investir sans mobiliser d'apport personnel ? Voici les trois arbitrages clés pour adapter votre investissement à votre profil.

1. Neuf ou ancien : quel impact sur le rendement ?

Le neuf offre une tranquillité d'esprit immédiate : pas de travaux, garanties constructeur, performances énergétiques conformes. Mais son prix d'achat plus élevé (environ 20 à 30 % supérieur à l'ancien à surface égale) pèse sur la rentabilité brute, souvent limitée à 3-5 %. En 2026, le dispositif Pinel n'est plus accessible aux nouveaux investissements, ce qui réduit l'avantage fiscal historique du neuf pour un investissement locatif. Cependant, le nouveau dispositif Relance Logement du ministre Jeanbrun devrait changer la donne.

Investir dans un appartement ancien permet d'acheter moins cher et d'obtenir des rendements bruts de 6 à 8 %, voire davantage dans certaines villes. L'ancien nécessite toutefois d'anticiper des travaux de rénovation ou de mise aux normes énergétiques. Ces frais sont déductibles des revenus fonciers, ce qui améliore la rentabilité nette d'un investissement locatif à condition de budgétiser correctement.

2. Les différentes formes d'investissement locatif : panorama des dispositifs 2026

L'investissement immobilier offre plusieurs stratégies fiscales adaptées à différents profils d'investisseurs. 

L’investissement en déficit foncier permet aux propriétaires de location nue de déduire jusqu'à 10 700 € par an de leurs revenus globaux lorsque les charges (travaux, intérêts d'emprunt) dépassent les loyers perçus, particulièrement avantageux pour l'immobilier ancien nécessitant des rénovations.

Le dispositif loi Malraux s'adresse aux investisseurs souhaitant restaurer des biens situés dans des secteurs sauvegardés, offrant une réduction d'impôt de 22 à 30 % du montant des travaux selon la zone, cumulable avec d'autres dispositifs. 

Enfin, la location meublée non professionnelle (LMNP) reste l'un des dispositifs les plus attractifs en 2026, permettant d'amortir le bien et le mobilier pour neutraliser l'impôt sur les revenus locatifs pendant de nombreuses années, particulièrement efficace sur les petites surfaces urbaines.

Chaque stratégie répond à des objectifs patrimoniaux spécifiques : réduction d'impôt immédiate, constitution d'un patrimoine familial ou optimisation des revenus locatifs.

3. Acheter sans apport : est-ce encore possible ?

Oui, mais les conditions bancaires se sont durcies en 2026. Les banques privilégient les dossiers solides : revenus stables, taux d'endettement inférieur à 35 %, reste à vivre confortable. L'investissement locatif sans apport est souvent réservé aux primo-accédants ou aux projets à forte rentabilité locative où les loyers couvrent la majorité des mensualités.

Pour convaincre votre banque, misez sur un bien à fort rendement (7 % et plus), présentez un business plan détaillé avec simulation de cash-flow, et soignez votre profil emprunteur (épargne de précaution, absence d'incidents bancaires).

La stratégie gagnante consiste à cibler des biens générant au moins 7% de rendement brut dans des villes étudiantes comme Mulhouse ou Saint-Étienne. Ces marchés locatifs tendus réduisent les risques de vacance, argument décisif auprès des établissements bancaires.

Conseils d'experts pour réussir son investissement locatif

Mettre tous les atouts de votre côté demande de maîtriser quelques fondamentaux. Voici quatre piliers pour sécuriser votre projet d'investissement et optimiser votre rentabilité locative dès le départ.

1. Établir un plan de financement réaliste

Avant de vous lancer, calculez votre capacité d'emprunt en respectant le plafond de 35 % d'endettement imposé par les banques en 2026. Pour un investissement locatif, elles intègrent généralement 70 % des loyers futurs dans vos revenus, ce qui améliore votre dossier. Prévoyez aussi une épargne de sécurité pour absorber les imprévus et rassurez-vous sur votre reste à vivre après mensualités.

2. Sécuriser la sélection du locataire

Un bon locataire, c'est la clé d'un cash-flow stable. Vérifiez systématiquement les trois derniers bulletins de salaire, le dernier avis d'imposition et demandez une garantie Visale ou une caution solidaire. Insérez des clauses claires dans le bail concernant le paiement, l'entretien et la résiliation pour limiter les litiges. En confiant la gestion locative à un professionnel, vous pouvez également bénéficier d'une expertise précieuse pour sélectionner les meilleurs locataires et gérer efficacement les aspects administratifs et juridiques de votre bien immobilier, assurant ainsi une rentabilité optimale et une tranquillité d'esprit.

3. Anticiper les travaux et la revente

Constituez une provision pour travaux dès le début, idéalement 5 à 10 % du loyer annuel, pour faire face aux réparations ou aux charges de copropriété imprévues. Pensez aussi à la revente future : privilégiez des aménagements pérennes et des quartiers en développement. Un conseil pour investissement locatif personnalisé auprès d'un professionnel peut vous éviter bien des écueils.

FAQ

Comment réussir un investissement locatif rentable ?

Ciblez une ville avec forte demande locative et rendement brut d'au moins 7 %. Privilégiez des biens bien situés, calculez la rentabilité nette (charges incluses) et sélectionnez soigneusement votre locataire pour garantir un cash-flow stable.

Quel type d'investissement locatif est le plus rentable ?

Les studios et petites surfaces en centre-ville offrent les meilleurs rendements. La location meublée en LMNP optimise la fiscalité grâce à l'amortissement et permet de bénéficier d'une réduction d'impôts significative sur les revenus locatifs. Les villes moyennes comme Mulhouse ou Saint-Étienne génèrent une rentabilité locative supérieure aux grandes métropoles.

Combien investir pour gagner 1 000 € par mois ?

Il faut investir entre 150 000 € et 200 000 € selon la rentabilité nette (6-8 %). Avec un rendement net de 7 %, un capital de 170 000 € génère 1 000 € mensuels. L'effet de levier du crédit limite l'apport personnel initial.

Comment calculer le taux de rentabilité d'un investissement locatif ?

Rentabilité brute : (loyer annuel ÷ prix d'achat) × 100. Rentabilité nette : soustrayez toutes les charges du loyer annuel, divisez par le prix d'achat total (frais inclus) et multipliez par 100.

Où investir dans l'immobilier locatif pour une bonne rentabilité locative ?

Privilégiez les villes moyennes dynamiques : Saint-Étienne, Mulhouse, Le Mans, Amiens et Limoges (rendements 7-10 %). Ciblez les quartiers proches des universités, gares et bassins d'emploi. Évitez les zones en déclin démographique.