Un budget légèrement en baisse
En 2026, MaPrimeRénov’ dispose d’un budget de 3,6 milliards d’euros (contre 3,4 milliards pour 2025), et doit permettre le financement d’au moins 120 000 rénovations énergétiques d’ampleur et 150 000 rénovations par geste (un seul chantier de rénovation par opération), selon l’Agence nationale de l’habitat (Anah). À noter que MaPrimeRénov’ est de nouveau accessible à tous les ménages pour une rénovation d’ampleur, quels que soient leurs revenus (très modestes, modestes, intermédiaires et supérieurs).
Evolution des plafonds de ressources
Le bénéfice de nombreuses aides est soumis à des conditions de ressources que doivent remplir les ménages qui sollicitent ces aides. Les plafonds d’éligibilité, établis en fonction de la composition du ménage et de la zone géographique, ont été légèrement revus à la hausse pour l’année 2026.
Plafond de ressources en France au 1er janvier 2026
Plafond de ressources en Île-de-France au 1er janvier 2026
| Nombre de personnes composant le ménage | Ménages aux revenus très modestes | Ménages aux revenus modestes | Ménages aux revenus intermédiaires | Ménages aux revenus supérieurs |
|---|---|---|---|---|
| 1 | 24 031€ | 29 253€ | 40 851€ | supérieur à 40 851€ |
| 2 | 35 270€ | 42 933€ | 60 051€ | supérieur à 60 051€ |
| 3 | 42 357€ | 51 564€ | 71 846€ | supérieur à 71 846€ |
| 4 | 49 455€ | 60 208€ | 84 562€ | supérieur à 84 562€ |
| 5 | 56 580€ | 68 877€ | 96 817€ | supérieur à 96 817€ |
| par personne supplémentaire | +7 116€ | +8 663€ | +12 257€ | +12 257€ |
Plafond de ressources hors Île-de-France et en Outre-Mer au 1er janvier 2026
| Nombre de personnes composant le ménage | Ménages aux revenus très modestes | Ménages aux revenus modestes | Ménages aux revenus intermédiaires | Ménages aux revenus supérieurs |
|---|---|---|---|---|
| 1 | 17 363€ | 22 259€ | 31 185€ | supérieur à 31 185€ |
| 2 | 25 393€ | 32 553€ | 45 842€ | supérieur à 45 842€ |
| 3 | 30 540€ | 39 148€ | 55 196€ | supérieur à 55 196€ |
| 4 | 35 676€ | 45 735€ | 64 550€ | supérieur à 64 550€ |
| 5 | 40 835€ | 52 348€ | 73 907€ | supérieur à 73 907€ |
| par personne supplémentaire | +5 151€ | +6 598€ | +9 357€ | +9 357€ |
Nouveau calcul de la classe énergétique (audit énergétique ou DPE)
Autre réforme de ce début d’année, le mode de calcul du diagnostic de performance énergétique (DPE) et de l’audit énergétique a été modifié au 1er janvier 2026. Le coefficient de conversion appliqué à l’électricité a été abaissé, passant de 2,3 à 1,9. Cette révision peut s’appliquer de manière rétroactive aux DPE et aux audits réalisés avant le 1er janvier 2026. Les propriétaires concernés ont la possibilité de télécharger, via le site de l’Observatoire de l’Ademe, une attestation mentionnant la nouvelle classe énergétique de leur logement.
Dans le cadre d’une demande d’aide MaPrimeRénov’ pour une rénovation d’ampleur, il demeure possible de transmettre la version antérieure de l’audit énergétique ou du DPE, en y adjoignant simplement l’attestation actualisée obtenue sur le site de l’ADEME, afin de justifier du classement révisé.
Encadrement de l’activité des mandataires Anah
Le ménage peut se faire accompagner par un mandataire Anah pour réaliser les démarches en ligne et/ou percevoir les fonds.
Les professionnels qui accompagnent les ménages dans leurs démarches auprès de l’Anah et qui perçoivent des fonds pour le compte des demandeurs de MaPrimeRénov’ doivent désormais répondre à des exigences précises. Depuis le 1er janvier 2026, ils doivent fournir des « garanties financières, de compétence et de probité ». Le décret du 22 décembre 2025 et l’arrêté du 29 décembre 2025 précisent ces nouvelles obligations, applicables à tout mandataire intervenant dans le versement des aides à la rénovation :
- ne pas avoir fait l’objet d’aucune condamnation ou sanction lui interdisant de gérer ou diriger une structure.
- s’engager à rembourser à l’Anah toute aide indûment perçue et à respecter scrupuleusement la réglementation applicable aux subventions.
- mettre en place un dispositif de contrôle qualité de leur activité et être en mesure de prouver, à tout moment, leur capacité financière à exécuter les mandats confiés, sur demande de l’Anah.
Pour les rénovations par geste
Rénovation par geste : exclusion des chaudières biomasse et de l’isolation des murs
MaPrimeRénov’ finance avec un forfait certains gestes d’isolation thermique ou l’installation d’un système de chauffage ou d’eau chaude sanitaire décarboné. Mais pour 2026, l’installation des chaudières biomasse et l’isolation des murs ne sont plus financées dans le cadre de la rénovation par geste. Mais bien d’autres gestes restent finançables dans le cadre de la rénovation par geste : par exemple le raccordement à un réseau de chaleur, l’installation d’un chauffe-eau thermodynamique, d’une pompe à chaleur…
Pour les rénovations d’ampleur
Rendez-vous obligatoire pour les rénovations d’ampleur
Dans le cadre des rénovations d’ampleur, un entretien individualisé avec un conseiller du réseau France Rénov’ s’impose désormais avant toute demande de subvention. Cette étape préalable concerne l’ensemble des dossiers de demande d’aide déposés. L’objectif est double : fiabiliser le parcours des ménages et assurer la qualité des travaux soutenus par les aides publiques. Une fois le rendez vous réalisé, le conseiller oriente le ménage vers les Accompagnateurs Rénov’ du territoire. Le recours à ce professionnel est obligatoire. L’Accompagnateur Rénov assure ensuite les différentes démarches (audit énergétique, plan de financement, demande MPR, ...) et le suivi des travaux.
Le montant des primes revu à la baisse
Le montant des primes allouées dans le cadre d’un parcours de rénovation d’ampleur est calculé sur la base d’un plafond de dépenses éligibles (qui dépend du nombre de classes énergétiques gagnées au titre du DPE ou de l’audit énergétique) auquel est appliqué un pourcentage en fonction des revenus d’un ménage.
Pour 2026, les plafonds de dépenses éligibles passent de 40 000 à 30 000 € pour un gain de deux classes, de 55 000 à 40 000 € pour un gain de trois classes et de 70 000 à 40 000 € pour un gain de 4 classes ou plus. Avec un abaissement des plafonds, le montant des primes diminue de fait. D’autant plus que le pourcentage appliqué en fonction des revenus des ménages n’est pas revu à la hausse :
- il reste à 80 % pour un ménage aux revenus très modestes et 60 % pour un ménage aux revenus modestes
- il est uniformisé à 45 % pour les ménages aux revenus intermédiaires, alors qu’il pouvait atteindre 50 % auparavant pour les gains de 3 classes énergétiques ou plus
- il est uniformisé à 10 % pour les ménages aux revenus supérieurs, alors qu’il pouvait atteindre 15 % pour un gain de 3 classes et 20 % pour un gain de 4 classes ou plus.
- la bonification de 10 % si le logement sort du statut de passoire énergétique est supprimée.

