Oublier de déclarer ses ressources à temps
Si la période de déclaration des revenus est ouverte pour tous depuis le 9 avril 2026, tous les contribuables ne disposent pas des mêmes délais pour la remplir.
En fonction de votre département de résidence, vous devez adresser votre déclaration au plus tard le 21 mai (pour les départements 01 à 19 et les non-résidents), le 28 mai (pour les départements 20 à 54, y compris le 2A et le 2B) ou le 4 juin 2026 (pour les départements 55 à 974/976).
Déclarer au-delà de la date limite expose à une majoration de l’impôt à payer de 10 à 40% selon le degré de gravité du retard.
Oublier de déclarer ses biens immobiliers
Depuis 2023, tous les propriétaires doivent remplir une déclaration d’occupation des biens immobiliers qu’ils possèdent et indiquer à quel titre ils les utilisent (résidence principale, secondaire ou local vacant).
Oublier de le faire peut coûter 150 € d’amende par local non déclaré, selon l’article 1770 terdecies du code général des impôts (CGI). Cette déclaration doit se faire depuis l’espace Impots.gouv.fr, via l’onglet "Gérer mes biens immobiliers".
Oublier de déclarer ses revenus locatifs
En principe, les propriétaires bailleurs doivent porter sur leur déclaration fiscale les revenus tirés des logements qu’ils louent. Une exception existe : la location saisonnière d’une partie de la résidence principale peut être exonérée de déclaration lorsque les recettes annuelles ne dépassent pas 760 € par an (dispositif en vigueur jusqu’au 31 décembre 2026).
Si les loyers n’ont pas été déclarés volontairement, le propriétaire bailleur s’expose à un redressement fiscal. En principe, l’administration dispose d’un délai allant jusqu'à la fin à la 3e année suivant celle où l'imposition est due pour contrôler le contribuable. Une majoration de 40% de l’impôt dû sur ces revenus, assortie d’intérêts de retard, est possible. La pénalité peut même grimper à 80% lorsque l’administration démontre une fraude, d’après l’article 1729 du CGI.
Oublier d’immatriculer son activité de location meublée
Tous les loueurs professionnels ou non professionnels de meublés doivent immatriculer leur activité dans les 15 jours qui suivent le premier jour de location. Effectuée sur le site de l’Institut national de la propriété industrielle (INPI), elle permet d’obtenir un numéro de Siret. Le numéro de Siret doit obligatoirement figurer sur la liasse fiscale des loueurs de meublés, servant à déclarer leurs revenus locatifs. Celle-ci peut être télétransmise au plus tard le 20 mai 2026 à l’administration fiscale.
En cas d’absence d’immatriculation, cela peut bloquer la déclaration de revenus des loueurs.
Oublier de déclarer une plus-value immobilière
Si vous avez vendu en 2025 un bien immobilier autre que votre résidence principale et réalisé à cette occasion une plus-value imposable, celle-ci a déjà été déclarée à l’administration fiscale lors de la cession. L’impôt correspondant ainsi que les prélèvements sociaux ont donc, en principe, été réglés au moment de la vente.
Même si cette somme n’est pas imposée une seconde fois, elle entre dans le calcul de votre revenu fiscal de référence. C’est la raison pour laquelle elle doit être indiquée dans la case 3VZ de la déclaration complémentaire 2042-C.
Sous-évaluer ou surévaluer la valeur de son patrimoine immobilier
L’impôt sur la fortune immobilière (IFI) concerne les contribuables dont le patrimoine immobilier net dépasse 1,3 million d’euros au 1er janvier 2026. Cela concerne environ 186 000 foyers fiscaux en France.
L’IFI est calculé sur la valeur vénale réelle des biens. Or, il faut redoubler de prudence sur ce point. Une estimation trop rapide peut conduire à des écarts importants : logement évalué trop bas ou trop haut, garage oublié, annexe non mentionnée… Ces imprécisions peuvent donner lieu à un redressement fiscal.
Sources :

