Relancer la dynamique de la rénovation énergétique
Le retour des aides pour les mono-gestes
La réforme de MaPrimeRénov’ instaurée en janvier 2024 ne devait financer plus que les rénovations d’ampleur dites "globales".
Mais face à la baisse des demandes d’aides de la part des particuliers, le gouvernement a pris certaines mesures au printemps dernier, rendant notamment les mono-gestes (un seul geste de travaux, comme l’isolation) de nouveau éligibles à la prime jusqu’au 31 décembre 2024.
Une hausse du taux d’écrêtement pour les rénovations d’ampleur
Une des mesures les plus encourageantes est la hausse du taux d’écrêtement, c’est-à-dire la part maximum de prise en charge, du coût des travaux pour le parcours de rénovation d’ampleur.
Revalorisation des plafonds de ressources
Par ailleurs, les plafonds de ressources qui définissent la catégorie du ménage pour déterminer les droits à prime sont relevés comme chaque année.
Les aides du parcours par geste prolongées
Une prolongation des aides jusqu’en 2025
Afin de maintenir le dispositif cette année, un nouveau décret et un arrêté ont été publiés au Journal officiel du 5 décembre 2024. Ces règles s’appliquent à l’ensemble des dossiers déposés depuis le 1er janvier 2025.
Ainsi, la prime peut toujours être mobilisée pour des travaux en mono-geste jusqu’au , et sans obligatoirement que cela s’accompagne d’un changement du système de chauffage ou de production d’eau chaude. Ce sera en revanche le cas à partir du 1ᵉʳ janvier 2026.
Des restrictions progressives dès 2026
Les maisons individuelles classées F ou G au titre du diagnostic de performance énergétique (DPE) restent éligibles au parcours par geste jusqu’au 31 décembre 2025. Mais à partir du 1er janvier 2026, ces logements pourront solliciter MaPrimeRénov’ uniquement pour une rénovation globale.
À partir du 1er janvier 2026, l’obligation de fournir un DPE entrera en vigueur pour toute demande de prime par geste.
Chauffage, ménages aux revenus supérieurs… des primes en baisse
Une diminution des aides pour les ménages aux revenus supérieurs
Concernant les parcours de rénovation globale, les aides allouées aux ménages aux revenus supérieurs sont revus à la baisse cette année. Le financement des travaux de rénovation énergétique permettant de gagner deux classes de performance énergétique au DPE (par exemple de passer de la note G à E) est désormais fixé pour eux à 10% du montant des travaux (HT), contre 30% auparavant. Pour un gain de trois classes énergie au DPE, il passe de 35 à 15% avec toujours un bonus sortie de passoire thermique de 10% (sous réserve d’atteinte minimale de la classe D).
Moins d’aides pour le chauffage au bois et à la biomasse
Les équipements de chauffage au bois ou utilisant la biomasse voient également leurs aides diminuer pour tous les ménages : pour l’installation de tels systèmes, une baisse moyenne de 30% s’applique. Par exemple, pour les foyers modestes, la prime pour une chaudière à granulés passe de 5 500 € à 3 850 €. Pour les ménages très modestes qui veulent installer un poêle à bûches, l’aide ne s’élève plus qu’à 1 250 €, contre 1 800 € auparavant.
À savoir, l’installation d’une pompe à chaleur (pac) bénéficie toujours des mêmes forfaits d’aide.

