Actualités et conseils Augmentation de la taxe foncière en 2024 : quelles sont les villes concernées ?

Une valeur locative cadastrale en hausse de 3,9 %

La taxe foncière est due par les propriétaires de biens immobiliers au 1er janvier de l’année d’imposition. Le calcul de cet impôt local dépend de nombreux critères, mais surtout de deux paramètres : la valeur locative cadastrale du bien et les taux d’imposition votés par les collectivités locales.

La valeur locative cadastrale correspond au loyer théorique annuel que pourrait percevoir le propriétaire bailleur si le bien était loué. Chaque année, elle est revue à la hausse au niveau national. Pour 2024, elle a ainsi été revalorisée de + 3,9 %, après + 7,1 % en 2023. La taxe foncière va donc augmenter pour tous les propriétaires d’au moins 3,9 %.

Sur cette base sont appliqués les taux de taxe foncière, votés par les collectivités territoriales. Cette année, l’écrasante majorité des communes a décidé de les maintenir au même niveau qu’en 2023. Seule une poignée d’entre elles a voté en faveur d’une hausse, selon le dernier rapport du cabinet FSL, spécialisé dans l’information financière territoriale.

Les villes où la taxe foncière augmente

Parmi les villes de plus de 100 000 habitants ayant voté une hausse de leur taux de taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB), Nice arrive en tête avec + 15,8 % entre 2023 et 2024. Cependant, il n’avait pas été rehaussé entre 2022 et 2023. Suivent les villes de Saint-Étienne (+ 14,1 %), Annecy et Nancy (+ 13,4 %), Villeurbanne (+ 9,8 %) et, dans une moindre mesure, Montreuil (+ 5 %) et Saint-Denis-de-la-Réunion (+ 2,7 %).

Dans les villes de 40 000 à 100 000 habitants, le taux de TFPB augmente fortement à Saint-Priest (+ 16 %), Neuilly-sur-Seine (+ 10 %), Clichy-la-Garenne et Meaux (+ 9 %), Le Cannet (+ 8,8 %) ou encore Rezé (+ 7,7 %), mais aussi à Gennevilliers (+ 5,2 %), Fontenay-sous-Bois (+ 5 %), Thionville (+ 5 %), Créteil (+ 3,9 %), Anglet (+ 3,2 %), Bayonne (+ 3,1 %), Rueil-Malmaison (+ 3 %), Bourg-en-Bresse (+ 2,9 %), Saint-Pierre (+ 2,2 %), Poitiers (+ 1 %) et Saint-Louis (+ 1,4 %).

Les villes où elle baisse

Des communes font exception en ayant choisi de baisser leur taux de leur taxe foncière cette année : c’est le cas à Mantes-la-Jolie (- 2,6 %), Tarbes (- 0,6 %), Brive-la-Gaillarde (- 0,4 %), Wattrelos (- 0,4 %) et Castres (- 0,1 %).

Les villes qui taxent le plus et le moins

Au-delà des évolutions de taux, le rapport publié par le cabinet FSL permet aussi de comparer la pression fiscale entre les villes en matière de taux de taxe foncière.

Parmi les villes de plus de 100 000 habitants, celle ayant le taux de taxe foncière le plus élevé est Grenoble (67,08 %). Angers (56,42 %), Amiens (55,87 %), Le Havre (54,36 %) et Orléans (54,08 %) pratiquent des valeurs hautes. Celles avec le taux le plus faible : Boulogne-Billancourt (15,09 %), Paris (20,50 %), Lyon (32,44 %), Villeurbanne (33,48 %) et Aix-en-Provence (35,28 %).

Du côté des villes de 40 000 à 100 000 habitants, le taux de taxe foncière le plus élevé se trouve à Saint-Louis (75 %). Puis suivent Saint-Laurent-du-Maroni (72,32 %), Carcassonne (71,99 %), Saint-Quentin (70,40 %) et Wattrelos (67,20 %). Celles avec le taux le plus faible : Montrouge (19,98 %), Asnières-sur-Seine (19,50 %), Courbevoie (16,58 %), Puteaux (16,01 %) et Neuilly-sur-Seine (14,35 %).

Source : "Taux d’imposition 2024 des grandes collectivités locales" (mai 2024) établis par le cabinet FSL en prenant en compte le cumul des taux des villes et de leur groupement à fiscalité propre (groupement de communes ayant la possibilité de lever l’impôt)