L’empreinte écologique
Ressource naturelle renouvelable, le bois est par essence durable. Cette matière première pousse toute seule, emmagasine le CO2 et sa transformation est peu énergivore. En termes de bilan carbone, la construction en ossature bois, première des techniques constructives en bois (pour 84% des maisons, selon l’Observatoire national de France Bois Forêt), est aujourd’hui plus écologique qu’une maison en maçonnerie traditionnelle.
Les délais de construction
L’ossature bois réduit le temps de chantier. Les parois et les planchers étant fabriqués au préalable en atelier selon les plans de l’architecte, la construction est en effet plus rapide qu’en maçonnerie. « Une maison à ossature bois est également plus légère et nécessite donc moins de fondations. Et sa modification sera plus facile », remarque Véronique Klimine, architecte.
Les propriétés thermiques
Le bois possède de très bonnes propriétés thermiques, isolant 15 fois mieux que le béton. Il diminue fortement les ponts thermiques mais n’a pas d’inertie. La maison à ossature bois chauffera plus rapidement, mais conservera moins longtemps sa chaleur qu’une maison traditionnelle bien construite et bien isolée. Cela devient un avantage en canicule si la maison à ossature bois est bien ventilée naturellement.
La résistance au feu
Contrairement aux idées reçues, le bois présente une bonne stabilité au feu s’il est dimensionné pour ce paramètre. Lors d’un incendie, il conserve ses propriétés mécaniques plus longtemps que le béton ou l’acier en s’auto-protégeant lors de la carbonisation. « Et les normes anti-feux sont drastiques pour la construction bois », précise l’architecte Véronique Klimine.
Les coûts de construction
Il y a 20 ans, construire une maison à ossature bois générait un surcoût estimé entre 7% et 10% par rapport à une construction traditionnelle. À performances énergétiques similaires, il n’y a aujourd’hui guère de différence de prix entre une maison à ossature bois et une maison maçonnée. Deux raisons principales expliquent cela : la filière bois, plus structurée, a fait des progrès en termes de production, permettant une baisse des coûts, et l’entrée en vigueur de la réglementation thermique (RT) 2012 a fait augmenter les prix des maisons maçonnées.


