Choisir en conscience les bons matériaux
Dans votre chantier de construction ou de rénovation, privilégiez les matériaux avec un faible impact environnemental. Par exemple, le recours à des matériaux biosourcés (obtenus à partir de matières premières renouvelables), comme le chanvre et la paille, participe à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Divers labels encadrent l’engagement des fabricants en matière d’écoconstruction, comme l’Écolabel européen et Nature Plus.
La démarche HQE (haute qualité environnementale) apporte aussi des garanties sanitaires. Certains matériaux peuvent, en effet, contenir ou dégager des substances toxiques (formaldéhyde, composés organiques volatils…) entraînant allergies, irritations respiratoires, maux de tête, voire des pathologies plus complexes en cas de forte exposition. Même si vous ne gérez pas votre chantier en direct, veillez à ce que votre interlocuteur (constructeur, architecte) mette bien en œuvre les précautions sanitaires nécessaires le cas échéant.
Matériaux de construction biosourcés
Au cœur des enjeux du développement durable, le secteur du bâtiment se veut de plus en plus écoresponsable. Cela nécessite de considérer l’ouvrage dans son ensemble, depuis la production des matériaux qui le composent jusqu’à sa déconstruction. La filière des matériaux biosourcés a un réel potentiel pour diminuer la consommation de matières premières d’origine fossile et limiter les émissions de gaz à effet de serre. Le recours à des matériaux biosourcés s’inscrit donc dans une démarche de transition pour un développement durable sur le long terme.
Voici une liste des matériaux de construction biosourcés :
- Le bois
- Le liège
- La paille
- Le chanvre
- La ouate de cellulose
- Le textile recyclé
- Les Balles de céréales
- Le Miscanthus
- Le Lin
- La Chaume
- La laine de mouton
Interroger les entreprises qui interviennent sur votre chantier
Demandez au promoteur immobilier ou aux entrepreneurs intervenant sur votre chantier de vous détailler la nature des matériaux de construction qu’ils utilisent. Plus tôt vous obtiendrez ces informations, plus vite vous pourrez émettre des réserves et modifier certains choix. Vous pouvez vous renseigner sur les différents types de matériaux auprès d’un organisme dédié, comme l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) ou l’Agence nationale pour l’habitat (Anah).
Triez, recycler, réemployer ou jeter…
Si vous réalisez vous-même des travaux de rénovation ou des travaux de démolition, vous êtes responsable de l’élimination des déchets de chantier. Leur évacuation ou leur valorisation dépend de leur typologie. Conservez ceux qui peuvent être réemployés (tuiles, briques…) ou donnez-les à une association du secteur de l’économie sociale et solidaire. Par ailleurs, triez les éléments recyclables, en verre et en bois notamment, des déchets à jeter. Attention, vous ne pouvez pas déposer tous vos gravats et déchets dans une déchèterie classique sans avoir vérifié qu’elle pouvait les accueillir, à commencer par les résidus de colle ou de peinture. Rapprochez-vous de votre mairie pour obtenir la liste des sites les acceptant, ainsi que les entreprises habilitées à les traiter. Si vous faites appel à une entreprise pour ces travaux, en tant que détentrice des déchets, elle doit les éliminer. Mais en tant que maître d’ouvrage, producteur de ces déchets, vous êtes tenu d’assurer un suivi concernant leur traitement. Le devis doit mentionner les conditions de leur évacuation.
Un repérage obligatoire de l’amiante avant travaux
Si vous rénovez un bien, vérifiez la toxicité des matériaux anciens auxquels vous pourriez être confrontés (présence de peintures contenant du plomb, etc.). Fiez-vous aux diagnostics qui vous ont été remis au moment de la vente, ils sont en partie réalisés pour cela. D’ailleurs, depuis juillet 2019, un nouveau diagnostic immobilier oblige les propriétaires à effectuer un repérage de l’amiante avant la réalisation de travaux émetteurs de poussières (remplacement d’un revêtement mural, d’un faux-plafond…). Ce repérage, qui concerne les logements construits avant juillet 1997, doit être réalisé par un diagnostiqueur immobilier et le rapport remis à l’entreprise qui va intervenir sur le chantier. Si des fibres d’amiante sont décelées, il faut procéder au désamiantage avant le début du chantier. Une façon aussi de vous protéger contre ce matériau cancérogène, si vous effectuez vous-même les travaux.


