1. Une opération sans âme
« Un lotissement est une opération sans âme dans des cités dortoirs », entend régulièrement Isabelle Proffit, qui travaille au sein de Crédit Mutuel Aménagement Foncier. Une affirmation fausse d’après elle, car les lotissements sont loin d’être tous similaires et il ne s’agit pas de cités dortoirs. Certains lotissements ne comportent parfois moins d’une dizaine de terrains. Ils sont créés en concertation avec les acteurs locaux. « Ils sont adaptés aux lieux où ils sont implantés et correspondent aux besoins de la commune », affirme-t-elle.
2. Une atteinte à l’environnement
Les aménageurs fonciers sont souvent accusés de ne pas respecter la nature. « Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Lors de la création d’un lotissement, le site est complètement pris en compte. On respecte l’existant, le paysage naturel. On minimise au maximum l’impact sur l’environnement », affirme Isabelle Proffit. Cela se traduit par différentes actions comme, par exemple, la mise en place de passages pour la faune ou encore la plantation d’arbres. Retrouvez les engagements de Crédit Mutuel Aménagement Foncier en faveur de l’environnement.
3. Des parcelles petites
La rareté du foncier implique la vente de parcelles plus petites (soit en moyenne de 500 m² dans un lotissement). Un constat réel que l’expert de Crédit Mutuel Aménagement Foncier nuance : « Aujourd’hui, nous avons une demande de petits terrains. Les gens ne veulent pas passer du temps à entretenir un grand espace extérieur. Les petits jardins correspondent mieux aux modes de vie d’aujourd’hui. »
Le foncier étant rare, les prix augmentent. La présence sur le marché de petites parcelles, moins chères, permet ainsi de rendre possible financièrement le projet des familles. « La taille des terrains varient beaucoup en fonction des programmes, de leur implantation, du coût du foncier, etc. Dans certaines zones, les terrains peuvent atteindre plus de 1000m². »
4. Des terrains plus chers qu’en diffus
On peut entendre qu’un terrain en lotissement est plus cher qu’un terrain isolé. « C’est complètement faux, le prix étant celui d’un terrain viabilisé, borné et prêt à construire », affirme la spécialiste. Il s’agit donc d’un achat sans surprise, contrairement à un terrain en secteur diffus où vous risquez de payer vous-même les raccordements aux différents réseaux (eau, électricité, etc.), ce qui peut revenir très cher.
En lotissement, le prix comprend aussi l’accompagnement par des professionnels, ainsi que des équipements dans certains cas, comme les clôtures, les haies, la boîte aux lettres, ou la cuve de récupération des eaux de pluie.
5. Des maisons les unes sur les autres
« Trop dense », « les uns sur les autres », « des maisons agglutinées » sont des propos qui reviennent très souvent. « Dans un lotissement, les aménagements sont pensés et réfléchis par des architectes et des paysagistes notamment en ce qui concerne l’implantation des maisons. Les distances sont respectées et les mitoyennetés sont traitées pour chaque construction », explique Isabelle Proffit. Des espaces verts collectifs sont également créés et apportent ainsi un sentiment d’aération et de confort.
6. Un règlement de lotissement contraignant
Il existe effectivement un cahier des charges à respecter en lotissement mais qui « démontre surtout sa qualité car les règles permettent une cohérence visuelle de l’ensemble des maisons », souligne-t-elle. Le lotissement va ainsi mieux s’intégrer dans son environnement. Quant au règlement, qui n’est pas obligatoire, celui-ci « relève plus du savoir-vivre comme le respect des horaires pour passer la tondeuse, etc. ». Ce n’est donc qu’une organisation de la vie commune pour le bien-être de tout le monde.
7. Une habitation impersonnelle
« Les acquéreurs pensent qu’ils ne pourront pas du tout choisir le type de maison qu’ils souhaitent », relate Isabelle Proffit. Il existe effectivement des lotissements où les règles de construction (article : Faire construire, avez-vous pensé aux coûts annexes) sont très contraignantes mais d’autres où une certaine liberté est laissée au maître d’ouvrage. Il peut opter pour une maison moderne ou traditionnelle.
8. Des voisins bruyants
Certaines personnes ne veulent pas entendre parler de lotissement car, pour elles, celui-ci est synonyme de voisins bruyants. « Il y a effectivement beaucoup de familles et donc des enfants et des chiens, reconnaît la spécialiste. Mais les gens qui font le choix d’habiter en lotissement recherchent un environnement chaleureux et convivial. Un lotissement apporte de la sécurité. Des liens se créent, les enfants jouent ensemble et les voisins peuvent compter les uns sur les autres. ».
9. Des charges élevées
En lotissement, des charges vont être demandées aux propriétaires pour l’entretien des espaces verts, l’éclairage ou encore la voirie, mais elles sont principalement demandées en début d’opération et rapidement les équipements sont transférés à la commune qui les prend à sa charge. « Elles peuvent effectivement être un frein », souligne Isabelle Proffit. Mais cet entretien est nécessaire pour maintenir un environnement agréable et une bonne qualité de vie dans le lotissement.
10. Les logements sociaux, une contrainte
Toute nouvelle opération doit disposer de logement dit sociaux, ces logements doivent respecter les mêmes exigences de qualité que tous les autres logements. Ils permettent à des jeunes ménages d’accéder au logement et favorisent la mobilité résidentielle et professionnelle ainsi que la mixité et le dynamisme d’un quartier.


