Avec plus d’un million de biens anciens vendus en 2019 au niveau national, le secteur de l’immobilier affiche une belle vitalité. Les métiers de l’immobilier emploient près de 242 000 salariés en France, d’après l’Insee. Selon l’enquête « Besoin de main-d’œuvre » menée chaque année par Pôle Emploi, 26 900 embauches étaient prévues dans les activités immobilières en 2019. Parmi les métiers les plus porteurs, celui d’agent immobilier et de syndic de copropriété. Mais la profession est loin de se limiter à eux. Elle compte différents métiers qui peuvent être regroupés en trois grands domaines : la transaction, la gestion et la promotion immobilières.
De la promotion à la gestion immobilière, en passant par la transaction
Loin de se limiter au simple métier d’agent immobilier, la profession se décline en pléthore de fonctions à dominante technique, commerciale ou juridique. Celles-ci peuvent se diviser en trois grandes catégories :
- La transaction (achat, vente de logements, bureaux, locaux, etc.) : où l’on trouve les agents immobiliers, conseillers, négociateurs (salariés ou mandataires), marchands de listes (proposant des fichiers de logements à vendre ou louer), marchands de biens (activité consistant à rénover des biens et à les revendre), notaires, experts immobiliers (dont la mission est d’estimer la valeur d’un bien), diagnostiqueurs…
- La gestion : elle regroupe les administrateurs de biens (qui gèrent des parcs locatifs), les syndics de copropriété (gestion et administration des immeubles), les gestionnaires de patrimoine…
- La promotion et la construction : les promoteurs, chargés de monter des opérations immobilières de logements ou de bureaux, les directeurs de programmes immobiliers, architectes, urbanistes, les aménageurs fonciers appelés aussi lotisseurs, qui aménagent des terrains à bâtir pour les revendre en lots, les constructeurs de maisons individuelles…
Des métiers qui se sont professionnalisés
La profession d’agent immobilier au sens large est encadrée par la loi Hoguet de 1970 et par un code de déontologie.
Pour pratiquer le métier, il faut posséder une carte professionnelle. Il en existe quatre types, selon l’activité exercée : « Transactions sur immeubles et fonds de commerce », « Gestion immobilière », « Syndic » et « Marchand de listes ». Délivré aujourd’hui par les CCI, le document est valable trois ans (contre 10 auparavant). Depuis le 1er avril 2016, pour que leur carte soit renouvelée, les professionnels de l’immobilier doivent suivre au minimum 14 heures de formation par an ou 42 heures au cours de trois années consécutives d’exercice de la profession. La législation évolue en permanence dans le domaine. L’obligation de formation concerne aussi les directeurs d’agences immobilières, les salariés habilités à négocier pour le compte du titulaire de la carte, les mandataires et toutes les personnes en contact avec la clientèle, comme les gestionnaires comptables.
Le BTS Professions immobilières (bac+2) est désormais la porte d’entrée pour exercer la plupart des activités immobilières.
La finance et l’immobilier : un secteur d’avenir
Vivement intéressés par les métiers de l’immobilier, de nombreux étudiants formés à la finance et à l’économie se tournent aujourd’hui vers ce domaine. Le métier d’« asset manager », par exemple, se développe de plus en plus. Cette activité consiste à valoriser l’actif immobilier (les biens fonciers et immobiliers) d’un individu ou d’une entreprise, à travers des placements financiers, etc. L’actif immobilier fait partie des stratégies d’investissement de toutes les grandes sociétés (assurances, banques) et des institutionnels.
L’immobilier à l’ère du numérique
Depuis quelques années, les métiers de l’immobilier ont entrepris leur transformation numérique. Géolocalisation des biens, états des lieux dématérialisés, visites virtuelles de logements… représentent autant de services innovants qui ont bouleversé l’expérience client. Et le secteur n’a pas fini d’évoluer !
À l’ère du digital, le métier d’agent immobilier s’oriente vers une fonction de conseil et d’accompagnement de projets, valorisant d’autant plus son expertise. L’immobilier 2.0 offre ainsi de nouvelles perspectives pour les futurs professionnels du secteur.


