Actualités et conseils #ParlonsClimat! – Episode 10 : La loi ZAN (Zéro Artificialisation Nette)

Retranscription : Bonjour !

Face à l’effondrement de la biodiversité, il devient urgent de freiner l’artificialisation des terres et d’en renaturer d’autres lorsque c’est possible. C’est l’objectif de la loi Zéro Artificialisation Nette, autrement appelée ZAN. De quoi s’agit-il ? Prenons une minute pour le découvrir ensemble.

Le constat est simple : les constructions diffuses et l'étalement urbain détruisent les milieux naturels et les continuités écologiques indispensables à la faune sauvage. Il est difficile de mesurer précisément l'artificialisation nette en France puisque selon les sources, elle va de 16 000 à 61 000 hectares par an. Les données convergent en revanche pour montrer que l'artificialisation en France est supérieure à celle de la moyenne européenne et plus rapide que la croissance de la population.

Tout le monde s'accorde pour dire que les conséquences de l'artificialisation sont nombreuses :  destruction de la biodiversité des sols, des paysages, des habitats et de la biodiversité de la faune et de la flore. Augmentation des émissions de CO2, mais aussi limitation des capacités de stockage de CO2 dans le sol, pollution.

Les raisons de l'artificialisation des sols sont multiples : la croissance démographique en premier lieu, mais aussi les politiques publiques locales, que ce soit le développement économique ou la politique d'aide à la construction. Le phénomène culturel est loin d'être négligeable. Les Français sont très attachés à la maison individuelle et particulièrement friands de résidences secondaires. Enfin, la reconversion des bâtis est sous-exploitée.

Au rythme actuel de l'artificialisation, c'est un territoire de la taille du Luxembourg qui sera artificialisé d'ici 2030. L'habitat représente environ 42% des terres artificialisées, les réseaux routiers environ 28%. La loi a fixé un horizon à 2050 pour atteindre zéro artificialisation nette, avec un palier intermédiaire à 50 % d'ici 2030. L'enjeu est de taille, mais les solutions existent parce que l'augmentation de la densité ou du taux de renouvellement urbain permet de réduire fortement la consommation d'espaces naturels. La mise en œuvre relève des décideurs locaux qui doivent traduire la loi dans les documents d'urbanisme.

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