Actualités et conseils Investir dans l’immobilier pour vos enfants, est-ce toujours intéressant ?
Une famille à table.

Investir pour loger vos enfants

Acheter un bien immobilier peut notamment permettre de loger ses enfants au moment de leurs études. « Vous pouvez réaliser un investissement locatif classique, à savoir de l’investissement nu dans le neuf ou l’ancien. Vous achetez un bien que vous allez louer pendant quelques années le temps de vous constituer un patrimoine. Puis vos enfants investissent les lieux dès qu’ils sont en âge de faire des études », observe Julien Guignier, animateur du réseau Afedim pour l’immobilier patrimonial.

Un avantage fiscal peut être ajouté à cet investissement puisque certains dispositifs, , vous permettent d’obtenir une réduction d’impôt, tout en logeant vos enfants, à la condition que ceux-ci ne soient pas membres de votre foyer fiscal.

Un investissement à long terme avec la nue-propriété

Vos enfants sont très jeunes ? Vous pouvez envisager un investissement à plus long terme à travers la nue-propriété. Le principe : acquérir un logement à prix réduit généralement d’environ 40% et en accorder l’usage (Usufruit Locatif Social) à un bailleur institutionnel pendant 15 à 20 ans (usufruit temporaire) en fonction des programmes immobiliers. « Pendant cette période, le bailleur exploite le logement et l’investisseur n’a aucun revenu, aucune charge et aucune taxe. Au terme de la période, l’investisseur peut récupérer un bien à 100% de sa valeur et en faire ce que bon lui semble », explique Julien Guignier du réseau Afedim. Vos enfants peuvent alors occuper le logement.

Transmettre un patrimoine immobilier

L’achat d’un bien en nue-propriété permet de transmettre ce droit à ses enfants. « Le calcul fiscal se base sur un barème précis très avantageux, ce qui permet d’optimiser la transmission à ses enfants », indique Julien Guignier.

Investir dans un bien immobilier en monument classé historique ou assimilé (label délivré par la Fondation du patrimoine) peut être aussi une solution pour transmettre. Chère à l’achat, cette acquisition offre en plus une déduction d’impôt très avantageuse sous réserve de certaines conditions. En effet, si vous louez le bien, sans l’occuper, vous pouvez déduire la totalité de vos charges foncières (dépenses de réparation et d’entretien, intérêts d’emprunt de votre crédit immobilier, travaux de restauration…) de vos revenus fonciers. Le déficit foncier est imputable sur votre revenu global sans limite de montant, et le surplus éventuel constitue un déficit global reportable sur le revenu global des six années suivantes. Le bien conserve sa caractéristique de monument historique à travers les générations, ainsi que les avantages fiscaux qui y sont rattachés.

Ne vous arrêtez pas à l’intérêt fiscal

De nombreux dispositifs d’investissement immobilier permettent de bénéficier de réductions d’impôt. Mais tous ne sont pas avantageux selon votre projet. Par exemple, le dispositif Malraux, dont peuvent bénéficier les acquéreurs d’un bien à réhabiliter dans un cœur de ville historique, offre une réduction d’impôt assez importante. « Or, il y a une obligation de louer son bien pendant neuf ans, ce qui n’est pas favorable à une transmission patrimoniale immédiate. De plus, pendant la durée des travaux et les neuf ans qui suivent, il n’est pas possible de le louer à ses enfants », indique le gestionnaire de patrimoine du réseau Afedim.