Actualités et conseils 5 conseils pour bien comprendre une annonce immobilière
Individu montrant l’écran d’un ordinateur avec son doigt.

Lisez bien l’annonce immobilière

Cela peut paraître évident mais pour bien comprendre une annonce immobilière, lisez bien les caractéristiques du logement. Possède-t-il un garage, une cave ? Une place de parking est-elle disponible dans la résidence ? « Les annexes d’un logement sont forcément indiquées dans l’annonce immobilière », assure Jean-Luc Stecher, animateur réseau pour l’immobilier ancien au sein de l’agence immobilière Afedim. Certaines formulations doivent également vous mettre la puce à l’oreille, comme « chambres en enfilade ». « Il faut être conscient que dans cette configuration, les chambres ne seront pas accessibles de façon indépendante », explique-t-il.

Décryptez le vocabulaire

Les termes T1, T2, F1, F2 (pour « type » et « fonction » qui, en pratique, désignent la même chose) indiquent le nombre de pièces principales dans le logement (séjour, salle à manger, chambre…). La cuisine et la salle de bains ne sont pas comptabilisées dedans. Un T2 comprend donc 2 pièces, en plus de la cuisine et de la salle de bains. « T1 bis signifie qu’il y a un coin nuit dans la pièce principale », explique Jean-Luc Stecher. 

Informez-vous sur la surface du bien

Le calcul de la surface n’est pas obligatoire pour une maison en vente ou en location. Il faut donc faire attention car « le métrage peut éventuellement être erroné dans l’annonce puisqu’il n’y a pas de vérification », indique Jean-Luc Stecher, expert Afedim.

En revanche, le métrage est obligatoire pour un appartement en copropriété que ce soit pour une vente ou une location. Il existe alors deux niveaux d’information dans l’annonce : le métrage Carrez, pour les espaces dont la hauteur au plafond est supérieure à 1,80 m, et la surface au sol qui prend en compte non seulement le métrage Carrez mais aussi les zones mansardées.

Demandez ce que comprennent les charges de copropriété

« Dans une annonce immobilière, il n’est pas toujours indiqué ce qui est compris dans les charges de copropriété », alerte Jean-Luc Stecher. Pensez bien à demander cette information à l’agence immobilière ou au propriétaire, pour éviter toute mauvaise surprise. La présence d’un ascenseur ou d’une piscine peut alourdir la facture. « Lors de la visite du bien, l’agent immobilier doit normalement avoir en sa possession les documents nécessaires pour pouvoir vous répondre sur les différentes charges », précise Céline Benigna, gestionnaire de transactions dans l’ancien au sein d’Afedim.

Vérifiez le DPE, sans vous affoler

Une annonce immobilière doit nécessairement comporter le diagnostic de performance énergétique (DPE) du logement, sauf s’il est destiné à être occupé moins de quatre mois par an. Le document donne une estimation de la consommation énergétique du bien et son taux d’émission de gaz à effet de serre (GES). Jean-Luc Stecher se veut toutefois rassurant : « Un DPE classé E [sur une échelle allant de A à G], que ce soit pour une maison ou un appartement, n’est pas surprenant, voire assez classique. Il ne faut pas exclure ces biens d’une visite, même s’il y aura peut-être des travaux d’isolation à réaliser. »