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Duplex : la perle rare

Date de publication : 30/04/2020

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À mi-chemin entre la maison et le bien atypique, l’appartement duplex séduit autant par sa rareté que son originalité. Si dans le neuf, les prix à l’achat ne se distinguent pas significativement des logements classiques, dans l’ancien, en revanche, l’écart se fait sentir, rendant ces biens potentiellement valorisables sur le marché.

Duplex : la perle rare

C’est un petit marché que celui du duplex, cet l’appartement duplex répartis sur deux niveaux. Denrée rare, il est particulièrement recherché par les familles ou les jeunes cadres actifs. Question de surface, avant tout. « La majorité des duplex sont des T4 ou des T5 et, plus rarement, des T3, jamais en dessous des 60 m2 », indique Philippe Schmitt, responsable régional AFEDIM. Dans l’immobilier neuf, ces produits existent mais sont peu fréquents. « On les retrouve généralement aux derniers niveaux d’un immeuble. Ce sont, par conséquent, les appartements les plus élevés et donc les plus prisés », ajoute-t-il. De fait, les occupants de duplex jouissent de nombreux avantages comme ceux d’une vue dégagée ou d’une absence de voisins au-dessus de leur tête et souvent de plusieurs espaces annexes avec balcons ou terrasses.

L’impression d’être « comme dans une maison, avec un niveau dédié au jour et un autre à la nuit » séduit les acquéreurs. Pourvus d’un escalier plus ou moins étroit ou en colimaçon, l’appartement duplex ces appartements ne répondent souvent pas aux normes d’accessibilité aux personnes à mobilité réduite (PMR).

Un écart de prix important dans l’ancien

Dans le neuf, la différence de prix au mètre carré entre un appartement de plain-pied et un duplex est minime, voire inexistante. En revanche, cela n’est pas forcément vrai dans l’ancien où le coût des travaux pour construire un escalier ou réaménager les surfaces se répercute sur le prix de vente. « L'écart de prix entre un duplex rénové et un appartement classique peut osciller entre 10 et 15 % »estime Philippe Schmitt. Tout dépend ensuite de l’emplacement du bien, du type de logement et de la qualité des prestations fournies. Les acheteurs potentiels doivent vérifier que le vendeur est en règle, surtout s’il y a eu la pose d’une fenêtre de toit ou un aménagement des combles.

Patience à la revente…

Côté vendeurs, la réalisation de travaux reste soumise à l’approbation du syndic de copropriété. À savoir également que selon l’état du bien, le budget consacré à la remise aux normes énergétique, thermique ou d’isolation peut s’avérer élevé.

Passées ces contraintes, le l’appartement duplex est un bien qui se valorise facilement et qui ouvre, par ses différentes surfaces, tout un champ des possibles : réalisation d’un coin mezzanine, d’un puits de lumière ou d’une ouverture sur le salon avec effet cathédrale, etc. « Les duplex sortent des sentiers battus et peuvent faire la différence sur le marché tendu de l’immobilier », souligne Philippe Schmidt.

Mais les ventes de ces biens étant plutôt confidentielles, cela nécessite d’être patient. La demande est plus faible et il faut parfois savoir attendre avant de vendre au bon prix.

En bref

  • En raison de sa surface, l’appartement duplex est un type d’appartement particulièrement recherché par les familles
  • Dans l’ancien, l’écart de prix entre un duplex rénové et un logement classique varie entre 10 et 15 %
  • Sa rareté en fait un bien prisé mais le marché reste confidentiel

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